Date/heure - 29 janvier 2026 / 18h30
Catégories :
À partir d’une immersion dans l’univers judiciaire, Damien Marchal propose une série d’images mêlant peintures grand format et textes figés dans la céramique, comme restitution. De cette expérience, il retient un élément central : la parole.
Ce qui se dit, ce qui se tait, ce qui se sous-entend. L’écoute devient alors un acte critique, presque politique : que perçoit-on lorsque l’écoute se contracte dans un tribunal et que cherche-t-on à entendre ?
Dans le cadre de l’exposition La conviction de l’ombre, l’artiste explore comment traduire les enjeux de la parole judiciaire dans une forme visuelle.
Le projet interroge la possibilité de faire émerger une vérité à partir des paroles échangées dans un cadre aussi codifié et symboliquement chargé que celui d’un tribunal. La salle d’audience devient le contexte dans lequel les mots prononcés, les silences et les non-dits deviennent un protocole d’apparition de l’invisible.
Ce que contient la partie où l’obscurité demeure reste en suspens, comme une zone non dévoilée. À l’inverse, ce qui peut être perçu et mis en lumière dans les détails livrés se présente comme un ensemble d’indices à élucider.
Les paroles contiennent une histoire qui parfois s’entend, et où souvent celle-ci ne se livre pas. Les mots interprétés deviennent une méthode graphique, une tentative poétique d’approcher l’invisible, celui qui échappe. Il ne s’agit pas de produire une vérité, mais d’en révéler l’impossible saisie.
Les objets forment un ensemble d’indices fragiles, des éléments qui se donnent à voir et à lire sans en révéler le sens ni la finalité.
L’intime conviction d’une abstraction manifeste.